Crédit immobilier : la remontée des taux se profile pour 2022

Source: Rédaction Mieux Vivre –
Les records ont été pulvérisés concernant les taux des crédits immobiliers depuis 2016, en particulier cette dernière année, avec une baisse de 40 points de base. Mais la tendance ne devrait pas durer…

Les taux d’emprunt sont exceptionnels cette année. Les précédents records, datant de 2019, ont été pulvérisés selon Meilleurstaux.com qui a publié son 32e observatoire du crédit immobilier mardi 19 octobre. Ainsi, la baisse est de 40 points en un an selon le courtier. Les taux sont en dessous de 1% pour les durées de 15 et 20 ans, respectivement de 0,78% et de 0,96% en octobre, et de 1,16% pour les emprunts de 25 ans. Depuis 2016, cinq années ont présenté des taux inférieurs à 2%, précise le rapport. Ainsi, 30% des offres sont actuellement inférieures à 1,10% pour les durées de 20 ans, durée la plus répandue.

En 2021, le salaire nécessaire pour emprunter 200.0000 euros sur 20 ans est de 2.800 euros nets par mois, contre 3.200 euros en 2015. Le coût du crédit a été presque divisé par deux en cinq ans, relève encore Meilleurstaux.com, soit de 38.978 euros en 2016, contre 20.749 euros aujourd’hui. Le courtier relève toutefois que les emprunteurs doivent être éligibles aux règles du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui étaient auparavant des recommandations. Rappelons qu’il faut que l’endettement du ménage emprunteur soit de 35% maximum, assurance comprise, que le prêt doit être d’une durée maximale de 27 ans dans le neuf et de 25 ans dans l’ancien. Une dérogation est possible à hauteur de 20% dont 85% de primo-accédants. A partir de 2022, les banques risquent des sanctions si elles n’appliquent pas ces règles.

Plus d’épargne

Les conséquences pour les acheteurs sont d’acquérir des biens moins grands, de gagner plus d’argent et de « disposer de plus d’épargne car (il faut) plus d’apport nécessaire pour compenser le ‘manque à emprunter’ », précise le document de Meilleurtaux.com. En conclusion de son observatoire, le courtier pense que les taux pourraient remonter, même légèrement, ce qui engendrerait des risques : « un endettement maximum plus vite atteint, et le taux d’usure totalement déconnecté ». Par ailleurs, la libéralisation de l’assurance emprunteur pourrait aussi entraîner une hausse des taux.

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